Prix Baillet Latour pour l’innovation en maraichage 2026 : les lauréats

La Coopérative Maraichers en Condroz, lauréate du prix Innovation en maraîchage 2026

La coopérative Maraichers en Condroz, lauréat du jury 2026

Une centaine de personnes – membres et amis du Fonds Baillet Latour, autorités et membres de l’UCLouvain et maraîchers – se sont réunies ce mercredi 25 mars, à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve, pour la remise du Prix Baillet Latour 2026 pour l’Innovation en Maraîchage.

Le Prix, dont c’était la 7ème édition, a pour objectif de contribuer au développement d’innovations pour des pratiques de maraîchage plus durables. Le lauréat est récompensé à hauteur de 10 000 €. De plus, depuis trois ans, le jury a présélectionné trois projets afin d’octroyer un second prix, désigné par le public, à hauteur de 5 000 €. Après avoir annoncé le projet de son choix, le jury a donc laissé la possibilité au public présent à la soirée d’élire un second lauréat parmi les deux restants.

La soirée a débuté par la prise de parole du Vice Recteur du secteur des Sciences et Technologies, le Pr. Michel Verleysen.

Les trois porteurs de projets nominés par le jury – PermaProject Academy, la ferme à l’Orée du Bois, et la coopérative Maraichers en Condroz– ont ensuite présenté leur projet au public en 4 minutes.

Par après, Celine Chevalier, chercheuse dans l’unité SYTRA de l’UCLOUVAIN (Accueil – Sytra, transition of food systems) a présenté les points forts et les faiblesses de la recherche participative en agriculture. Elle explique également les différentes façons d’impliquer les acteurs de terrain dans la recherche, de quelle façon ce type de recherche peut contribuer à une transition vers des systèmes plus durables.

Enfin, le lauréat de l’édition 2025, Catherine Claeys (ferme du Tilleul), a présenté l’évolution de son projet et les résultats de ses recherches depuis que le prix lui a été attribué il y a un an. Il explique les améliorations de son système de poulailler mobile, les semis de couvert et les interactions poule /\ maraichage.

Les projets nominés pour ce prix sont :

PermaProject :

Il s’agit ici d’nouvelle proposition de formation pour les maraichers qui a commencé cette année 2026, très axée sur la pratique, où chaque maraicher démarre directement avec une parcelle de terre à cultiver sur le temps de sa formation. Le projet vise à démontrer qu’un modèle de petite surface peut être rentable grâce aux bons outils, à une production diversifiée et à la vente directe. On y enseignera des méthodes de maraîchage sur sol vivant (MSV) pour améliorer la fertilité et la biodiversité sans intrants chimiques. Pérennité et transmission : le projet inclut la création d’outils didactiques et un suivi post-formation pour accompagner l’installation de nouveaux maraîchers.

Maraichers en Condroz :

C’est une coopérative qui rassemble différents maraichers d’un même territoire, le cœur de Condroz. L’idée vient du constat que les différents maraîchers locaux savent produire des légumes de grande qualité, mais ils restent souvent trop petits pour accéder à d’autres marchés, notamment le marché professionnel. Ils regroupent donc leur offre, leur logistique et leur commercialisation pour accéder ensemble aux marchés professionnels (B2B), via le développement d’un outil numérique coopératif spécifiquement pour gérer les commandes, la répartition entre fermes et la logistique des tournées de livraison. C’est un logiciel qui permet de centraliser et gérer l’ensemble de leurs  activités (comptabilité, shift de livraison, stocks, ventes, etc.) dans un seul système. Il y a aussi une forte dimension de gouvernance collective : le projet repose sur une gestion collégiale où les prix, la planification des cultures et les priorités sont décidés équitablement entre producteurs. Le point fort pour le projet et le prix maraichage, c’est que l’ensemble du système est pensé pour être réplicable dans d’autres territoires. Le projet a également un impact social puisqu’il permet la sécurisation des revenus des maraichers, la création d’emploi, des prix fixés à l’avance, ;.

A l’orée du bois :

Il s’agit ici d’associer l’élevage porcin au maraichage, en tirant les bénéfices de cette association.

  • les cochons participent naturellement au travail du sol, au désherbage et à la fertilisation, remplaçant ainsi certaines interventions mécaniques.
  • le système valorise intégralement les invendus et résidus de culture pour nourrir les animaux, réduisant ainsi le gaspillage et les charges.
  • la vente directe de viande de races rustiques (Duroc, Mangalica) offre une diversification de revenus stable et à haute valeur ajoutée.
  • le projet renforce le lien producteur-consommateur par l’accueil du public et sensibilise au bien-être animal en plein air.
  • Aussi, point important pour le prix, la transmission : les exploitants s’engagent à partager leur savoir-faire et à fournir des porcelets adaptés pour essaimer ce modèle durable chez d’autres maraîcher

Les lauréats du prix

Le jury a été séduit par le projet des Maraichers en Condroz

Le public a, quant à lui, décidé de récompenser le projet de A l’Orée du Bois.

Virginie et Bruno, lauréats du public avec leur projet « A l’orée du Bois »

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